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Je n'ai pas forcément envie d'étaler ma vie en cinq secondes pour qu'on en pense ensuite : "la pauvre", parce que je me fiche royalement de ce que vous pouvez croire, de ce que vous pouvez vous dire. Clairement. Le travail m'envahit, me ronge jusqu'au fond de la cervelle, de sorte à ce que je ne puisse plus rien faire d'autre. Je suis obstinée, engloutie voire, omnubilée par ces exercices et ces interrogations stupides, oui. J'ai perdu tout temps réservé à la distraction, je ne pense plus qu'aux résultats, ce n'est pas le principal, je sais, mais j'ai peur de l'échec. Je rédige durant des heures des phrases insensées dans un pays virtuel pour que les gens les lisent et disent de moi : "ratée". Non pas que j'aime me sentir différente, j'ai un besoin existentielle de vivre. Ouais, tout mon charabia ne veut strictement rien dire, mais te poses t-il un problème ? Je me fiche, oui, de tout. J'ai cette envie de vomir, de vomir ma colère et cela à tes pieds, petit prince. Quelle surprise te réserverais-je ? Tu n'en sauras point, mais crois-moi, cela te surprendras. Ceci n'est pas une menace.

# Posté le mardi 25 septembre 2007 12:29

Modifié le mercredi 03 octobre 2007 08:03

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Je ne sais pas, ou plus. Comme l'orage qui hurle, tu me heurtes. Rebondir dans ma poitrine, et dénoncer le silence, comme pour garder une habitude. Ton silence, oui. Tu me regardes sans me voir, tes yeux dans les miens mais juste du vide. J'attends juste un mot, un soupir, un souffle, un semblant de quelque chose mais toi. Toi, le pur, le calme, le sincère, timidité absolue. Rien, juste une grande démarche du vent. Je ne sais pas, ou plus. Plus l'envie, besoin de piquer, de te piquer. De te détruire, pour te créer. Une fois pour toute, la seule, la mienne. Tu me brises par tes lèvres immobiles, ta distance. Et moi je suis là, plantée comme une erreur sur ce ciel qui pleure. Mais pourquoi n'ouvres-tu pas les yeux ? Tu ne sais plus faire, tu ne sais plus le faire, comme jadis. Tu te souviens, autrefois, quand tu m'disais encore que tu m'aimais, qu'on était toujours aussi heureux. Tu te souviens de tout ça, je le sais, tu me l'as soufflé. Ca avait l'air sincère. Et moi, la croix, la dentelle déchirée, je t'attends, comme on attend sa vie. Ouais, c'est ça ma vie. Ma tête qui frappe contre le mur creux, certes la douleur m'envahissait. L'absence de tes maux, putain. Comme une seringue qui pénètre mon coeur et l'infecte jusqu'au bout. Comme gravée sur tes lèvres, comme une évidence, une belle évidence, je suis revenue. Non pour ta jouissance, pour la mienne, celle de souffrir encore, comme à chaque fois que je t'aperçois. Putain, oui j'ai mal. Oui, tu le sais, nous le savons. Pourquoi continuer ? Pour finir le travail, m'achever. Me briser, ne plus me reconnaître. Je vivrais dans le noir et toi tu auras un grand sourire. Tu fais semblant, je suis à genoux, à tes pieds, oui. Je suis touchée, touchée par ta folie, touchée par ta dépendance. Je souffre comme plus bas que terre, sous la pluie. Dans mon puit, au plus profond, dans mon antre, au plus lointain. J'ai tatouée ma douleur sous tes yeux. Je ne suis pas qu'une simple poupée, je ne réponds pas aux simples gestes, des preuves évidemment. Mon noeud, mon grand hasard, tout ça c'est toi. C'était de ma faute, je le sais, je suis coupable. J'en suis plus que certaine, ne t'en fais pas pour moi. Et je disparaîs, tel un frisson.

# Posté le mardi 02 octobre 2007 12:37

Modifié le mercredi 03 octobre 2007 07:26

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Albert Cohen écrit le livre de ma mère en 1954. Le problème, c'est qu'on s'en fiche. Je me demande font les gens pour avoir le sourire alors qu'il pleut des larmes de crocodile dehors. Si ils se posent comme deux inconnus, comme deux questions, comme x et y, comment suis-je sensée faire pour choisir entre eux deux ? J'ai plus d'imagination, je voudrais seulement arrêter de grandir, une fois pour toute. Je voudrais simplement garder mes boutons d'acnées, mon sourire de fer et mes amours de gamine, mais tout ça pour toute la vie. Ouais, je ne sais pas écrire. Oui, je n'ai rien vu de la vie, mais le peu de choses que j'en ai vu, ça m'a bien suffit. J'ai pas envie de devenir une madame, une grande chose lessivée par son emploi, extenuée par ses gosses et qui conduit tous les matins. J'ai pas envie d'une routine, de ces habitudes stupides, de sortir les poubelles tous les jeudis. Non, c'est pas vrai, c'est pas ça l'avenir. Moi j'aimerais juste rester ainsi. Se lever, prendre une douche, monter sur mon vespa et filer au lycée. Découvrir toutes les petites têtes fatiguées de ce qu'on appelle les amis, griller ma clope et suivre des cours parfois intéressants. Parce que devenir grand, c'est vraiment pas facile.

# Posté le mercredi 03 octobre 2007 07:45

Modifié le mercredi 03 octobre 2007 08:41

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L'homme est un produit comme les autres. Une vie n'est qu'un cycle. On naît, on vit, on meurt. Surtout, ne pas oublier de travailler, de gagner de l'argent, de se marier avec un bon parti et de lui faire des enfants. Se cultiver ? Non, ce n'est pas vraiment utile, ça ne sert pas à grand chose. Mais le plus important est d'acheter, de consommer, et de rester IN. Gagner, gagner toujours plus. Accumuler pour pouvoir acheter. Vendre ? Non, jamais. Toujours en avoir plus. La mode ? Toute une vie, ne jamais en être loin. Être aussi superficiel(le) que possible, toujours en faire trop. Se différencier ? Sûrement pas, ce serait trop honteux. Être un mouton, brouter l'herbe que l'on nous tend. Faire comme tout le monde, mais en mieux. Ce que l'on nous montre à la télévision est la meilleure chose qui peut nous arriver. Acheter toutes les nouveautés, paraître sublime extérieurement. Être vide, intérieurement. Vivre dans une carapace de marques, de prix et de monnaie. L'homme se vend, comme la vie.






# Posté le mercredi 03 octobre 2007 08:58

Modifié le jeudi 04 octobre 2007 05:13

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Comme le cendrier plein à craquer, je plis sous le poids de ce surplus de travail. Je n'ai plus le temps de manger, le temps de dormir, le temps de fumer, le temps de composer, le temps de me plaindre, le temps de vivre. Hier, j'ai vu l'amour, il s'est allongé dans ce lit nuageux, et m'a embrassé comme jamais. Je ne sais pas si je suis heureuse. Ma gorge me pique, je suis telle une écorchée vive, une douleur brûlante qui monte jusqu'à ce point noir camouflé au creux de ma cervelle. Parce que j'ai un besoin incessant d'ultra-violence et de sentir ton nez s'affaisser sous mon poing serré.

# Posté le jeudi 04 octobre 2007 13:42

Modifié le jeudi 04 octobre 2007 14:55